Plus belle la guerre

Plus belle la guerre

Le parcours artistique de la chorégraphe est jalonné par le féminin qui est au coeur de toutes ses interrogations. Avec Plus belle la guerre, Florence Bernad choisit de rendre hommage aux corps glorieux des danseurs et à son rejet de la guerre.

En 1995, la chorégraphe Florence Bernad lit Exécuteur 14 d’Adel Hakim. Exécuteur 14 est le monologue d’un jeune homme, perdu dans un paysage de ruine et de désolation. Il raconte son enfance paisible, malgré des tensions confessionnelles entre deux clans rivaux, puis la guerre qui survient un jour, sans crier gare. Cet homme revit alors la chute : la naissance de la haine, les amours balayées, la croyance en un dieu vengeur, les victimes devenues bourreaux, la fuite vers le néant.

Perturbée par cette lecture, Florence Bernad  part au Liban afin de se rendre compte de la réalité d’un pays dévasté par la guerre. En parcourant Beyrouth et en rencontrant ses habitants, elle entend qu’une partie de la population tente de se reconstruire et l’autre attise tous les conflits possibles ; cherchant à en « découdre » à nouveau.

En écoutant les guerriers, elle comprend alors leur manque physique d’adrénaline et d’endorphine ; provoqué par la violence des combats, la peur de mourir et le soulagement de s’en sortir.

Dans un contexte, tout à fait différent, car non guerrier, elle fait le parallèle avec les danseurs et les sportifs de hauts niveaux. En « dételage » temporaire ou définitif, ils sont confrontés à la gestion du manque de décharges hormonales nécessaires à la performance. Dans les deux cas, la guerre et la danse, les corps de ces hommes sont très musclés, solides, aguerris, avec des réflexes hors normes. Ce sont aussi des corps meurtris, vieillis avant l’âge, malgré une carapace glorieuse.

Suite à ce voyage traumatisant et éclairant, le besoin de témoigner de ce qu’elle a vu est nécessaire. La rencontre avec le danseur Yann Cardin, avec qui elle travaille depuis 5 ans, est déterminante. Avec lui, elle peut chorégraphier un solo qui témoigne de l’enfer du personnage d’Adel Hakim, traversé par une physicalité fulgurante et très endurante.

Le dossier est disponible sur demande
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Maïa Jannel – attachée de production – maia@groupenoces.com / 06 51 10 43 64